Miam, Om̐

Le lion qui voulait être un mouton – Pourquoi choisir la cuisine végétale ?

1 mars 2015
lambert poster

  « Mais où trouves tu tes protéines ? »

C’est généralement la première question qu’on me pose lorsque je mentionne mon amour pour la cuisine végétale.

Lorsqu’on est végétarien, on ne fait généralement pas dans le prosélytisme. Je découvre que le sujet est beaucoup plus sensible que je n’avais pu l’imaginer. Peut être à cause de l’importance de la viande dans la culture française, peut être que la part grandissante de sportifs dans mon entourage influence un peu ma perception. Il faut dire qu’on associe souvent la pratique sportive intensive à une consommation massive de protéine, animale de préférence.

C’est un sujet que j’aborde avec de plus en plus de précautions au quotidien.

Je ne suis pas végétarienne.

Étrangement, je me sens plus performante lorsque je ne consomme pas de viande. Plus d’une ou deux fois par semaine et je ne me sens pas très bien, comme alourdie. Il se passe souvent plusieurs semaines sans aucune chair animale dans mon assiette et je ne vois aucun impact négatif sur mes entraînements, bien au contraire.

A vrai dire, je m’inquiète assez peu de mon apport en protéines. Avec une alimentation variée je pense que la viande n’est pas nécessaire. Ce n’est pas pour des raisons éthiques ou par dégout que j’ai commencé à changer mes repas. En partant à la découverte de nouvelles recettes dans les cuisines du monde, j’ai appris à aimer d’autres conceptions de la cuisine. J’ai complètement revu la façon dont se construit une assiette.

Je me suis éloignée du traditionnel « une viande, un accompagnement » de notre cuisine. Les ingrédients végétaux doivent-ils se contenter d’une place de second rôle ?

Les « substituts » de viande (un mot affreux, pas de quoi se mettre en appétit) sont nombreux. C’est un concept qui me déplait un peu parce qu’on en revient à une vision de l’alimentation très restreinte. En même temps il faut bien garder ses repères.

Le plus connu est le tofu mais il en existe beaucoup d’autres à découvrir. Pour les végétaliens il y a le soja texturé, le tempeh, les légumes secs, les champignons ; les végétariens peuvent utiliser les œufs et produits laitiers.

Je vous prépare plusieurs billets pour partager chacune de mes découvertes avec quelques une des recettes rapides et savoureuses qui se sont invitées dans mon quotidien.

Je cherche à approfondir ma réflexion. J’ai commencé à garnir ma bibliothèque avec des ouvrages sur le sujet, notamment en rapport avec le sport. Je fuis les manuels de diététique qui vous dicte des « vérités » scientifiques pré-digérée, c’est l’aspect culturel que je trouve intéressant.

Notre rapport à la viande est complexe, souvent marquée par la culpabilité, les jugements moraux ou des symboliques barbare. Je ne sais pas où je me situe dans tout ça.

Il y a des gens intelligents qui ont y ont consacré des années de réflexion, peut être que ça pourra déjà m’ouvrir quelques piste.

Eat and Run: My Unlikely Journey to Ultramarathon Greatness de Scott Jurek

Un des plus grands ultra-marathonien de notre époque (il a récemment parcouru 165,7 miles en 24h, soit 6,5 marathons, établissant un record américain). Il écrit sur son rapport à l’alimentation (il est végétalien) et cherche un sens à sa démarche sportive.

« Pour mon grand plaisir (et je l’avoue, à ma grande surprise), supprimer des éléments de mon régime m’a permis d’accroitre le nombre d’aliments présents dans ma cuisine, et de déguster des produits incroyables et délicieux.

[…]En tant que coureur accompli, j’ai pu raconter aux autre à quel point il est gratifiant de vivre sainement, bouger mon corps chaque jour, traverser les épreuves et manger avec conscience, que ce qui importe n’est pas le montant de son salaire ou le lieu ou l’on vit, mais simplement de vivre. Je cours parceque surmonter les difficultés d’un ultramarathon me rappelle que je peux surmonter les difficultés de la vie, que surmonter les difficultés, en soit, c’est être vivant. »

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer

Un romancier (il est notamment connu pour un roman, Extrêmement Fort et Incroyablement Près) s’interroge sur son rapport à la viande et sa place dans les traditions.

« La question de manger des animaux fait vibrer des cordes qui entrent en résonance profonde avec le sentiment que nous avons de nous-mêmes –nos souvenirs, nos désirs, nos valeurs. Ces résonances sont potentiellement sujettes à controverse, potentiellement menaçantes, potentiellement exaltantes, mais toujours chargées de sens. La nourriture importe, les animaux importent, et le fait de s’en nourrir importe plus encore. La question de manger des animaux dépend, au bout du compte, de la perception que nous avons de cet idéal que nous appelons, peut-être imparfaitement, « le fait d’être humain ». »

La Libération Animale de Peter Singer

Livre fondateur des mouvements contemporains de protection des animaux, écrit par le philosophe australien, un des piliers de l’anti-spécisme.

« Les animaux d’élevage intensif ne peuvent marcher, courir, s’étirer librement ou faire partie d’une famille ou d’un troupeau. Il est vrai que beaucoup d’animaux sauvages meurent de conditions adverses ou sont tués par des prédateurs ; mais les animaux d’élevage ne vivent pas, eux non plus, plus d’une fraction de la durée normale de leur vie. L’apport régulier de nourriture dans les élevages n’est pas un pur bienfait pour les animaux puisqu’il les prive de leur activité naturelle la plus fondamentale, à savoir la recherche de nourriture. Il en résulte une vie de total ennui avec absolument rien d’autre à faire que de rester couché dans une stalle et manger. »

 

 

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