Miam

Se débarrasser d’un mythe : les calories

19 mai 2015
Bananes

Je ne crois pas aux calories.

Sur l’étiquette des apports nutritionnels d’un produit, la valeur calorique tient toujours la première place. C’est très énervant car je pense qu’il s’agit d’une des informations les moins pertinentes.

Un mythe est une histoire. Une histoire qui nous sert à interpréter et comprendre le monde. Voila ce que représente les calories pour moi. Une façon d’interpréter le système tellement complexe qu’est notre corps et ses besoins nutritionnels.

J’aimerais qu’on en finisse avec cette histoire.

Les calories ne nous servent à quantifier qu’un certain aspect de notre alimentation, mais ça ne se résume qu’à ça. C’est très pratique pour l’agroalimentaire qui nous vend toujours plus d’options « light », mais si on ne se base que là dessus, alors notre discours sera faux, et franchement malhonnête.

On ne prend en compte que l’aspect quantitatif et pas l’aspect qualitatif. C’est  nier l’importance des nutriments qui composent un aliment. Tous les aliments se valent-ils à apport énergétique égal ? Bien sûr que non!

Pour comprendre ce que nous apporte un aliment, on ne peut pas uniquement se baser sur sa valeur énergétique : Il faut prendre en compte son assimilation par notre corps, ainsi que son interaction avec les autres éléments qui composent nos habitudes alimentaires.

Un régime alimentaire ne peut pas se résumer à la constitution d’un repas ou d’un « 5 fruits et légumes par jour ». ça n’a pas de sens, nous mangeons différemment chaque jour, chaque saison, en fonction de nos besoins, de nos cultures. Parfois trop, parfois trop peu. Un équilibre est compliqué, ça doit être interprété sur plus de 24 heures ou une semaine.

Chaque individu est différent. Nous avons tous une histoire familiale et une histoire personnelle qui a façonné notre corps pour en faire ce qu’il est aujourd’hui.

Soul food : Nourrir notre corps et notre âme.

J’aime beaucoup cette expression américaine, soul food. De la nourriture pour l’âme. Elle est utilisée pour parler de poulet frit, mac’n’cheese et autre spécialités décadentes, mais elle donne surtout à la nourriture un pouvoir qui va au delà de l’aspect gustatif ou nutritionnel.

Les aliments provoquent des réactions chimiques dans notre cerveau : ils ont une action directe sur notre équilibre émotionnel. Sans rentrer dans des considérations scientifiques, ça nous parait évident que certains aliments nous procurent du réconfort. Il y a des gouts qui réveillent la mémoire, nous font du bien. Il résonnent avec notre histoire personnelle et nos besoins.

Avec le raffinement des produits et les nombreux additifs, notre perception est un peu chamboulée. Il y a des gouts qui créent alors une forte addiction, comme les sucres raffinés. Ils sont agréables sur le moment mais nous laisse insatisfait. En se débarrassant de ces aliments, on retrouve une capacité à ressentir des envies adaptées à nos besoins réels. La capacité à ressentir la satiété revient naturellement.

On se rend assez vite compte qu’il suffit d’être à l’écoute de notre ressenti face aux produits pour savoir ce qui est bon pour nous.

Et pour mincir ?

là c’est encore plus important de mettre de coté les calories et de réfléchir à son alimentation différemment.

Mincir, lorsqu’on est en surpoids, c’est rééquilibrer son corps. Nous stockons généralement trop de graisse et la musculature est un peu faible si il s’agit d’une personne sédentaire. Or un régime restrictif fait perdre du poids, généralement rapidement, mais c’est un risque de perte musculaire et de fragilisation des cellules de l’organisme.

C’est important d’avoir un bon ratio de masse musculaire. Les muscles maintiennent notre corps en place : organes internes, circulation sanguine, articulations, et posture, tout ceci tient en bonne place grâce à cette gaine que représente les muscles. Pour obtenir une silhouette harmonieuse et une aisance dans nos mouvement, maintenir sa masse musculaire est très important.

Pour ça il n’y a pas de secret, il faut une alimentation variée, équilibrée, qui comprenne des aliments riches en nutriments. Avec une activité physique régulière.

Le corps saura se rééquilibrer seul, mais il lui faut du temps. On ne peut pas espérer qu’un corps qui s’est façonné sur des dizaines d’années de vie change radicalement son fonctionnement parce qu’on a commencé à manger des brocolis et fait quelques cours de fitness. Mais lorsque les changements commencent à se mettre en place, c’est bien plus gratifiant que simplement perdre quelques kilos. La silhouette devient ferme. On se sent plus vivant, on respire mieux, on bouge mieux. Et on gagne probablement des années de vie.

Je crois au métabolisme.

Je mange des produits riches : bananes, dattes, fruits secs et oléagineux, avocats… Avec des quantités terrifiantes d’amandes, de noix de cajou ou de purée de cacahuète, à presque 600 kcal les 100g, je devrais probablement être obèse.

J’ai longtemps été en surpoids, la majorité de ma vie en réalité. ça a changé le jour où j’ai appris à appréhender mon corps différemment. J’ai changé mon rythme de vie en me forçant à pratiquer une activité physique de façon régulière. J’étais plutôt le genre de personne qui inspire de la mollesse. J’avais le sentiment que, pour que cet aspect de ma personne change, je devais modifier radicalement mes habitudes de vie. La seule façon que j’ai de l’exprimer serait « augmenter/accélérer mon métabolisme ». Je ne sais pas si c’est juste mais c’est ce que j’ai ressenti.

ça ne s’est pas fait tout de suite, il a fallu des mois, peut être des années. J’ai refusé de continuer à me complaire dans le confort. Le confort c’est dangereux, ça nous rend immobile.

J’ai modifié progressivement mon alimentation pour ne finir par ne manger que de « vrais » aliments. Paradoxalement je crois que je n’ai jamais autant mangé de ma vie.

La dernière étape a été de vouloir me bousculer un peu, me mettre en danger. C’est là que j’ai découvert la boxe.

Aujourd’hui personne ne veut me croire quand je dis pour la première fois que j’ai été une petite ronde. Je suis pourtant la même personne, moins inhibée, plus ancrée dans son corps, mais la même personne. J’ai si longtemps été déçue par mes limites physiques, parce que je croyais qu’elles étaient définies et inamovibles. Je sais aujourd’hui que ces limites dépendent principalement de notre volonté à les déplacer.

Je suis très en colère contre les dogmes que nous impose notre société en matière de nutrition et de rythme de vie.

Soyez curieux et n’ayez pas peur des calories. C’est le seul conseil vraiment sensé que je puisse donner.

Pour aller plus loin, voici le lien d’un article déjà un peu daté mais très complet et synthétique sur l’assimilation des aliments : c’est sur le site de l’éconovateur.

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