Miam

Se débarrasser d’un mythe : les calories

19 mai 2015
Bananes

Je ne crois pas aux calories.

Sur l’étiquette des apports nutritionnels d’un produit, la valeur calorique tient toujours la première place. C’est très énervant car je pense qu’il s’agit d’une des informations les moins pertinentes. Continue Reading…

Miam

Pommes au four et cœur de dattes.

9 mars 2015
Pommes_022_pommes-2

Des pommes rôties au cœur gourmand pour un dessert équilibré et riche en gout.

Ce n’est pas toujours facile de concilier alimentation équilibrée et pâtisserie, surtout quand on vit avec un grand gourmand.

J’ai quasiment supprimé les sucres raffinés et diminué drastiquement les quantités de beurre dans nos desserts. Des ingrédients inhabituels se sont invités dans mes recettes. Ils peuvent être un peu déstabilisants, mais parfois les surprises sont bonnes et les nouveaux ingrédients trouvent une place à long terme dans nos placards.

Mon plus grand plaisir, c’est d’entendre le fameux « mais ça a l’air pas mal ton truc en fait! ». Utiliser des fruits secs, et notamment de la pâte de datte, a été une de ces petites victoire pour remplacer le sucre blanc.

Pas de sucre blanc ici donc, et on s’en passe bien. A l’exception d’un peu de miel, le sucre provient naturellement des fruits. Le résultat est tellement plus riche et complexe en gout. Impossible de résister à l’odeur de caramel qui se dégage du four lorsque je fais ces pommes au four ! 

La chaire du fruit est fondante, sa peau est caramélisée et le cœur de dattes rappelle une pâtisserie venue d’orient…

C’est un dessert sain et gourmand, qui s’adapte à mon régime alimentaire tout en faisant saliver monsieur. Avec des pommes de variétés et de tailles différentes, chacun peut  faire son choix en fonction de son appétit.

J’ai appris que les pommes sont les fruits les plus traités chimiquement, je les choisis toujours bio. C’est particulièrement important si comme moi vous en consommez la peau.

Pommes au four et cœur de dattes
Serves 6
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Prep Time
20 min
Cook Time
30 min
Prep Time
20 min
Cook Time
30 min
Ingredients
  1. 6 à 8 Pommes*
  2. 90g de pâte de dattes
  3. 3cs de noix de coco rapée
  4. 2cs de flocons d'avoine petits
  5. 2cs de purée de noisette
  6. une grosse poignée de noix
  7. une poignée de raisin secs
  8. une pincée de sel
  9. cannelle et vanille à volonté
  10. facultatif : un peu de miel
Instructions
  1. Nettoyer les pommes, retirez le cœur à l'aide d'un couteau ou d'un vide pomme**.
  2. Préchauffer votre four à 180°.
  3. Dans une petite casserole, réchauffer la pâte de datte et la purée de noisette à feu très doux pour obtenir une pâte malléable. Retirer du feu.
  4. Dans un bol, mélanger la pâte dattes/noisettes avec la noix de coco, les flocons d'avoine, sel, épices, raisins secs et les noix préalablement découpées en petits morceaux.
  5. Ajouter une ou deux cuillères à soupe d'eau si le mélange est très sec (il ne doit surtout pas être trop humide non plus, les flocons vont ainsi se gorger du jus des pommes durant la cuisson).
  6. Fourrer les pommes avec cette farce.
  7. Facultatif : ajouter une petite cuillère à café de miel au dessus de chaque pomme pour un peu plus de gourmandise...
  8. Enfourner au moins 30 minute à 180° jusqu'à ce que la chair des pommes soit bien cuite.
  9. Si la farce sur le dessus noircit un peu trop, baisser la température. La pâte de dattes et les raisins sec brûlent facilement en cuisson.
  10. à déguster bien chaud !
  11. N'hésitez pas à les réchauffer au four le lendemain, elles n'en seront que meilleures.
Notes
  1. * en prenant plusieurs variétés, vous aurez le choix de goûts, de textures et de taille différentes !
  2. ** Voir la méthode ici : http://fr.wikihow.com/retirer-le-c%C5%93ur-d%27une-pomme
Explosive http://www.explooosive.com/
Bim !, Om̐

Science sans conscience

8 mars 2015
mimosabuddhanice

Pour se ressourcer et rester à l’écoute de soi, rien de tel qu’une promenade sous les mimosas.

J’ai grandi entre la mer et la montagne, dans les collines des Alpes Maritimes. J’ai la chance d’y retourner régulièrement pour voir ma famille.

A cette période de l’année, je vais me promener sous les mimosas en fleur. Je cueille souvent des bouquets que je dépose sur ma table de chevet pour me réveiller avec le parfum des fleurs. Avec ce changement de lieu et de rythme, je relâche complètement la pression et la rigueur que je m’impose au quotidien.

Au point de me questionner sur la pertinence de tout ça.

A force d’entrainement, je progresse et je sens que les regards ne sont plus tout à fait les même. Je m’entraine plus souvent avec les compétiteurs. Je sens qu’ils sont très prévenants avec moi, mais d’une certaine manière je suis placée avec les boxeurs « sérieux ». On exige plus de moi et j’en suis flattée même si c’est parfois difficile de suivre.

Il y a un aspect déplaisant que je découvre dans le processus. J’appelle ça le « scientisme ». Je considère de plus en plus mon corps comme un outil qu’il faut entretenir, affuter. Je respecte les instructions de mes entraineurs, je suis assez disciplinée et je les écoute avec confiance.

Mais parfois je sens que c’est à moi de prendre conscience de mes besoins et de mes limites. Le ressenti et l’écoute de son corps ne fait pas vraiment parti des valeurs de la boxe. La performance est plus au cœur des préoccupations. Les discours scientifiques sur la préparation physique font références.mimosa600

A coté de mon entrainement, j’aime courir pour me détendre. Je cours pour le plaisir, pas pour améliorer mes performances. Au combat, on recherche la rapidité, la puissance, l’explosivité. En théorie on me dit qu’il faut pratiquer des exercices qui constituent des fibres musculaires dites « rapides », alors que les sports répétitifs d’endurance fabriquent de la fibre dites « lente ». Alors pour courir, certains de mes entraineurs préfèreraient que je pratique uniquement du fractionné. Pour « ne pas gâcher tout notre travail ».

Le fractionné ça ne me fais pas vraiment rêver…

Pour une fois j’ai décidé de ne pas écouter, j’ai trop besoin de cette parenthèse.

Je ne peux pas m’empêcher d’être gênée par cette vision du corps. C’est peut être la pratique du yoga qui me donne une approche moins « scientiste », moins mécanique.

Je reste persuadée qu’écouter son corps reste la meilleur façon de progresser en se préservant des blessures. ça ne nous empêche pas de repousser nos limites, ça nous permet au contraire de mieux les cerner et travailler en pleine connaissance.

Il faut probablement tirer le meilleur parti de ces deux approches et voir ce qui marche le mieux pour soi.

En attendant, lorsque je retourne dans ma famille,  je cours au bord de la mer, ou sur les chemins de montagnes. Dans ces moments là je sais à quel point ça m’est bénéfique, peu importe le reste.

Miam

Tarte hyperprotéïnée au tofu, épinard-parmesan et pâte à la farine de pois chiche

4 mars 2015
Tarte Tofu Epinards

Voici ma recette préférée de tarte salée, celle qui fait l’unanimité chez mes amis hippies végétariens comme chez les copains mangeurs de viande (qui ne regrettent pas les lardons de leur quiche lorraine).

Je vous la présente ici dans une version qui me rappelle les saveurs de mon enfances dans la région de Nice. Les blettes (vert et côtes) peuvent très bien remplacer les épinards, et si vous en avez sous la main, n’hésitez pas à ajouter quelques pignons de pin, du thym et de l’origan.

La crème et le lait sont remplacés par du tofu mi ferme. Le résultat est divin et beaucoup plus digeste, on en profite pour s’en resservir une petite part…

Cadeau bonus : cette recette est très intéressante d’un point de vu nutritionnel, elle est riche en protéines et minéraux. Et en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz, on obtient un plat sans gluten. Après un effort physique un peu intense, elle sera parfaite accompagnée d’une salade fraiche ou une poêlé de légumes.

Tarte épinard-parmesan au tofu et à la farine de pois chiche
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Pâte
  1. 150g farine de pois chiche
  2. 50 farine de blé T110 (ou de riz complet pour une version sans gluten)
  3. 1 petite cuillère à café de sel
  4. 40 à 50g d'huile d'olive
  5. environs 100ml d'eau
Appareil
  1. 500g de tofu "mi-ferme"*
  2. 3 oeufs
  3. 1 à 2 cuillères à café de sel
  4. 500 à 700g d'épinards frais (ou blettes)
  5. 2 oignons
  6. 2 belles gousse d'ail
  7. 70g de parmesan râpé
  8. origan, thym
  9. piment doux, une pincée de cannelle, poivre
Instructions
  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Commencer par nettoyer les épinards (ou les blettes)
  3. Couper grossièrement les feuilles, émincer les oignons et l'ail puis faire revenir à la poêle à feu doux avec une cuillère d'huile d'olive et les herbes aromatiques.
  4. Pendant que les légumes dorent dans la poêle, préparer la pâte à tarte.
  5. Mélanger les farine et le sel, ajouter l'huile. Sabler les farines avec l'huile jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Ajouter l'eau progressivement jusqu'à obtenir une pâte malléable sans être trop humide. (le volume d'eau que je fournis est à titre indicatif, il est à adapter en fonction de la capacité d’absorption des farines. C'est aléatoire selon leurs types)
  6. Étaler la pâte, la placer dans le moule à tarte et piquer le fond avec une fourchette.
  7. La mettre au four pendant 10 à 15 minutes.
  8. Les légumes doivent être prêts à ce stade, les réserver afin qu'ils refroidissent.
  9. Préparer l'appareil. Mixer le tofu avec les œufs le sel et le parmesan. Arrêter de mixer lorsque le mélange est bien lisse.
  10. Ajouter les légumes. Incorporer progressivement le sel et les épices, gouter pour ajuster l’assaisonnement.
  11. Une fois le fond de tarte précuit, remplir avec l'appareil et enfourner pour 45 minutes au moins à 180°C.
Notes
  1. Laisser refroidir quelques minute à la sortie du four avant de la découper.
  2. Comme beaucoup de plats au four, c'est encore meilleur réchauffé !
  3. *le type de tofu que j'utilise est dit "ferme" ou "mi ferme" si il est acheté frais en barquette dans un magasin asiatique, mais il faut prendre un tofu soyeux si vous l'achetez en magasin bio - il doit avoir une texture proche d'un flan un peu dense. Le tofu "extra ferme" vendu sous vide est bien trop dense pour ce type d'utilisation.
Explosive http://www.explooosive.com/
Miam

Petite parenthèse sur le tofu

3 mars 2015
Tofu

J’ai découvert la richesse des saveurs et des textures du tofu à travers les cuisines asiatiques. C’est un super produit qui fait parti de mes ingrédients de base au quotidien. Il est connu pour sa richesse en protéine tout en restant un produit très maigre, on sait moins qu’il est aussi bourré de calcium. Notre histoire d’amour n’a pas marché tout de suite, j’ai mis du temps avant de l’apprivoiser.

Le tofu ce n’est pas seulement un bloc caoutchouteux et fade qui attends de dépasser sa date de péremption au fond du frigo après que vous vous soyez aventurés dans le rayon frais d’un magasin bio.

Il existe différents types de tofus. Cela dépend notamment du caillage, sa fabrication fait un peu penser à celle du fromage : du « lait » de soja caillé avec du chlorure de magnésium (nigari).

Plusieurs possibilités s’offrent à vous, voici les plus communes (je ne mentionne ici que les tofus natures, vous en trouverez sous formes aromatisées aux herbes, tomate, olives, épices…).

En magasin bio :

Le tofu extra ferme, vendu sous vide. J’en ai toujours un paquet au frigo : il se conserve longtemps et dépanne bien lorsqu’on veut se faire un repas sain vite fait bien fait. il est très bon sauté avec des légumes, relevé d’épices et de sauce soja par exemple. Je le trouve peu parfumé, l’assaisonnement compte beaucoup. Je l’utilise aussi grossièrement mixé pour faire des farces, par exemple l’été dans des tomates avec champignons, quinoa, fromage de chèvre et des herbes.

Le tofu soyeux. Sa texture est celle d’un flan très fragile, on l’utilise pour les préparations salées comme sucrée ( crèmes, desserts, cake…). 

Dans les épiceries asiatiques :

Les traiteurs chinois spécialisé et les supermarché chinois et japonais proposent des tofus ferme et mi ferme (moelleux) vendu fraichement préparé dans des barquettes souvent encore chaudes. Il faut le conserver recouvert d’eau (l’eau doit être changée tous les jours) et le consommer dans les cinq jours. Il est bien plus riche en gout que ses homologue bio et sa texture est plus fine. C’est avec ceux ci que j’ai aimé déguster ce produit froid pour la première fois. ça nous parait un peu étonnant car nous sommes habitué à le consommer cuisiné, mais en Asie, il est très souvent dégusté froid, parfois en salade.

J’ai lu un très bon article sur le tofu dans le blog La Table de Diogène est Ronde.

J’ai pu décliner ce produit dans de nombreuses recettes salées comme sucrées. Je vous en présenterai régulièrement.

Je vous propose d’ailleurs dans l’article suivant une variation de la tarte salée préparée sans produits laitiers que j’aime beaucoup.