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Om̐

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FA LA LA LA LA (et un Joyeux Noël !)

27 décembre 2015

Je vous souhaite à tous d’avoir passé de belles fêtes de Noël.

Pour ma part, c’est une coupure bien agréable – malgré le stress des préparatifs et la course effrénée aux cadeaux dont je ne perçois la folie qu’une fois arrivé au 26 décembre…  Chaque année j’essaie de ne pas me laisser avoir par le matérialisme de l’évènement, mais j’ai toujours tellement envie de bien faire, de faire plaisir à tout le monde, je me fais avoir systématiquement !

Mon dernier article remonte à presque deux longs mois. Octobre et Novembre ont été un peu compliqués et je me suis coupée du monde le temps de retrouver l’envie d’échanger. Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure solution mais ça semblait être ce dont j’avais besoin sur le moment. J’ai évité autant que possible de parler des attentats de Novembre. C’était trop proche de mon quotidien et peut être que là aussi ça a été plus facile de couper les communications. Free m’a beaucoup aidé de ce côté là car ma connexion internet est en panne depuis début Novembre ! Plus de télévision non plus, donc pas d’informations en dehors de la radio et de la presse papier. Fini le journal télé du petit déjeuner et pas de séries abrutissante sur le canapé le soir. Ma ligne n’est toujours pas rétablie à ce jour et j’apprécie le changement dans mon quotidien.

Côté entrainement aussi j’ai eu un petit coup de mou. Parfois on perd l’envie, on ne comprend plus pourquoi on s’inflige tout ça. Dans ces moments je n’ai qu’une seule réponse à donner : je continue d’avancer, jusqu’à retrouver du sens. Il faut chercher l’équilibre entre l’écoute de son corps, son ressenti, et les coups de pied au cul parfois nécessaires. Je crois qu’il faut se forger une résistance, dans le sport comme dans la vie, et les difficultés sont là aussi pour nous permettre de nous construire.

Cette baisse de moral était bien naturelle avec l’accumulation de petits et gros tourments de cette fin d’année, je l’ai laissé passer et maintenant je peux avancer avec le sentiment rassurant d’être capable de retomber sur mes pieds.

La saison de Kick boxing et K1 commence à peine, je vais avoir de nombreuses occasions de me mettre à l’épreuve sur le ring. ça pourrait me faire peur, mais c’est en fait le contraire. Sans défi je commençais à perdre tout le plaisir de l’entrainement pour n’en garder que la routine et les douleurs. Pas vraiment le meilleur donc!

J’explore aussi avec beaucoup de plaisir ma pratique du yoga, avec de plus en plus d’affinités pour la méthode Iyengar.

Encore quelques jours auprès de ma famille et ce sera le retour vers Paris et les nombreux projets laissés à la traine ces deux derniers mois.

Certains seront heureux de clore cette année 2015. Avouons qu’elle a été riche en questionnements, et pas toujours des plus faciles. Dans mon cas, les remises en question concernant notre avenir (écologie, guerres et conflits, tensions communautaires…) me poussent à chercher le potentiel à tirer de cette époque charnière. Plus que jamais, il faut nourrir l’espoir. Je suis sûre que de belles choses vont naitre de toutes les difficultés que nous seront encore forcés d’affronter.

 

Vous devriez être empli de joie lorsque vous échouez encore et encore, de la même manière que vous l’êtes dans la réussite. C’est souvent dans l’échec que vous avancez en direction de votre but sans même en avoir conscience. Vous devriez ressentir de la joie même lorsque vous n’accomplissez pas complètement votre objectif mais que vous avez simplement réussi à avancer dans sa direction. – BKS Iyengar

 

Alors profitons des derniers jours de cette année de douleurs, de chaos et d’interrogations. N’oublions pas toutes les belles choses que nous avons pu vivre. Il y aura toujours des épreuves et de beaux moments.

 

Bim !, Om̐

été, souvenirs et bilan sportif

23 septembre 2015
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J’ai vécu un très bel été cette année. J’aime toutes les saisons, chacune a sa couleur, ses odeurs et son rythme. En été on brise plus facilement le quotidien pour s’accorder un peu de répit, presque sans culpabilité. Alors que nous vivons les premiers jours d’automne, j’ai envie de partager avec vous les beaux moments et les remises en questions de ces quelques mois de parenthèse.

Je me pose notamment la même question chaque année, faut il profiter de ces moments de relâche pour faire une pause dans ma routine sportive?

C’est aussi une période où je ressens le besoin de réévaluer mon quotidien, ma situation professionnelle et mes choix de vie en général. Cette année, j’ai besoin de faire quelques changements. Continue Reading…

Om̐

Atmosphère de fin de vacances

27 août 2015

Les vacances s’achèvent, je profite de ces derniers jours dans ma famille avant de reprendre le train pour Paris demain. Le soleil, les odeurs et les couleurs de l’arrière pays niçois vont me manquer. Aujourd’hui je les observe avec un peu de mélancolie. Continue Reading…

Om̐

La fraicheur sous les arbres – Promenade en Forêt de Montmorency

15 juillet 2015
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La chaleur est parfois suffocante l’été lorsqu’on vit en ville. Encore une journée à Paris en pleine canicule, j’ai une envie folle de m’échapper de cet environnement très minéral qui réverbère la chaleur jusqu’au milieu de la nuit. Rien de mieux que de s’échapper une journée dans la forêt pour survivre aux récentes températures souvent supérieures à 35°C. Continue Reading…

Om̐

Conscience animale : mauvais souvenir des cours de philo

8 juillet 2015

Le lycée pour moi c’était il y a quinze ans. Une époque qui devient un peu floue mais dont je garde un bon souvenir (malgré la crise d’identité adolescente par laquelle nous sommes tous passés).

Les cours de philosophie m’ont laissé plutôt indifférente, j’avais le sentiment qu’on nous proposait une approche trop rigide pour développer une réflexion critique. ça s’est confirmé lorsque le programme nous a amené à la question de la conscience animale. Les animaux ont ils une conscience ? On nous a cité Kant et Descartes, l’animal-machine, affirmant que l’animal n’en possède simplement pas, puis on m’a demandé d’argumenter. là dessus, je me suis trouvée piégée : la conclusion était fournie avant même d’entamer une analyse. Et c’est une conclusion qui ne me convenait pas du tout.

Je n’ai pas l’âme militante, je défends mes idées mais je garde trop de doutes et de cynisme pour les affirmer avec dureté et répandre la bonne parole. Mais sur ce sujet là, face à un professeur complètement fermé, je me souviens d’une « conversation » très pénible.

Je me familiarise depuis peu à la notion de spécisme, c’est un concept que je trouve très intéressant parce qu’il m’amène à porter un regard nouveau sur les valeurs qui m’ont été transmises. Quand je repense à cet épisode de ma vie, je le trouve assez représentatif des difficultés à aborder la question de la condition animale. Pas seulement parce que la position de cet homme était différente de la mienne, ou encore que son autorité lui donnait le pouvoir de dire le dernier mot, mais surtout parce que sa réaction de rejet à mes arguments ne relevait de rien de rationnel : il lui était simplement impossible d’aborder cette problématique différemment. Pourtant l’existence d’un module de philosophie au lycée est sensé nous permettre de développer un jugement critique.

Depuis quinze ans, la société a beaucoup changée. Peut être pas tant que ça en profondeur, mais on peut tout de même constater que la médiatisation autours de l’écologie, l’agriculture biologique ou encore l’accroissement des modes de vie végétariens et végétaliens, a permis de repenser l’image de ces mouvement et d’ouvrir un dialogue qui touche plus largement les couches de la société.

En 2012, des biologistes de renom se sont réunis pour croiser leurs connaissances sur l’existence d’une conscience animale, chacun dans leurs spécialités. Les conclusions ont remis profondément en question la croyance très ancrée que l’homme possède un niveau de conscience qui l’élève au dessus du reste de la condition animale. Cette caution de la communauté scientifique a apporté une crédibilité précieuse aux mouvements de défense des animaux. Peut être n’est-ce pas un hasard si le changement de statut de l’animal dans le code civil français a enfin eu lieu. Il y a moins d’un an maintenant, les animaux sont passés au statu légal de « biens meubles » à « êtres vivants doués de sensibilité […] assimilé au régime des biens » (donc plus lui même un « bien »).

Malgré toutes ces évolutions, c’est encore délicat d’entamer une conversation à ce sujet sans passer directement pour une caricature de hippie ou un activiste. Aujourd’hui, je reste toujours réticente avant d’ouvrir la bouche, même avec mes amis proches.

Si il y a un lieu où quelqu’un aurait pu entendre mon point de vu sans cette part de jugement, c’était bien durant les séances de philosophie. Pourtant c’est à ce moment là que j’ai compris que ce point de vu n’était peut être pas socialement acceptable. Je cherche encore à comprendre pourquoi.

Alors, monsieur le professeur de philosophie de mon année de 3ème, je ne dis pas que tous vos arguments étaient faux (la question est complexe), mais il faut bien dire que vous vous êtes comporté comme un con.

Vous pouvez lire la Déclaration de Cambridge dans la suite de cette article. Continue Reading…

Om̐

Attention Travaux – Port du casque obligatoire

6 juillet 2015

Voici quelque temps que mon blog a fait surface sur internet, déjà à moitié abandonné par son auteure inconstante. Il est temps que je prenne un peu les choses en main.

On ne peut pas faire quelque chose correctement en ne s’investissant qu’à moitié, n’est ce pas ?

Je commence à peine à percevoir une ligne directrice dans son écriture et j’ai envie de continuer à le développer. Pour ça je commence par revoir un peu l’interface. ça va donner lieu à quelques bugs et bizarreries, mais j’espère que nous aurons vite terminé. Je m’excuse par avance pour ces petits problèmes, et je vous proposerai rapidement un blog tout neuf.

Et j’en profite pour dire merci à mes premiers lecteurs !

Bim !, Om̐

Science sans conscience

8 mars 2015
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Pour se ressourcer et rester à l’écoute de soi, rien de tel qu’une promenade sous les mimosas.

J’ai grandi entre la mer et la montagne, dans les collines des Alpes Maritimes. J’ai la chance d’y retourner régulièrement pour voir ma famille.

A cette période de l’année, je vais me promener sous les mimosas en fleur. Je cueille souvent des bouquets que je dépose sur ma table de chevet pour me réveiller avec le parfum des fleurs. Avec ce changement de lieu et de rythme, je relâche complètement la pression et la rigueur que je m’impose au quotidien.

Au point de me questionner sur la pertinence de tout ça.

A force d’entrainement, je progresse et je sens que les regards ne sont plus tout à fait les même. Je m’entraine plus souvent avec les compétiteurs. Je sens qu’ils sont très prévenants avec moi, mais d’une certaine manière je suis placée avec les boxeurs « sérieux ». On exige plus de moi et j’en suis flattée même si c’est parfois difficile de suivre.

Il y a un aspect déplaisant que je découvre dans le processus. J’appelle ça le « scientisme ». Je considère de plus en plus mon corps comme un outil qu’il faut entretenir, affuter. Je respecte les instructions de mes entraineurs, je suis assez disciplinée et je les écoute avec confiance.

Mais parfois je sens que c’est à moi de prendre conscience de mes besoins et de mes limites. Le ressenti et l’écoute de son corps ne fait pas vraiment parti des valeurs de la boxe. La performance est plus au cœur des préoccupations. Les discours scientifiques sur la préparation physique font références.mimosa600

A coté de mon entrainement, j’aime courir pour me détendre. Je cours pour le plaisir, pas pour améliorer mes performances. Au combat, on recherche la rapidité, la puissance, l’explosivité. En théorie on me dit qu’il faut pratiquer des exercices qui constituent des fibres musculaires dites « rapides », alors que les sports répétitifs d’endurance fabriquent de la fibre dites « lente ». Alors pour courir, certains de mes entraineurs préfèreraient que je pratique uniquement du fractionné. Pour « ne pas gâcher tout notre travail ».

Le fractionné ça ne me fais pas vraiment rêver…

Pour une fois j’ai décidé de ne pas écouter, j’ai trop besoin de cette parenthèse.

Je ne peux pas m’empêcher d’être gênée par cette vision du corps. C’est peut être la pratique du yoga qui me donne une approche moins « scientiste », moins mécanique.

Je reste persuadée qu’écouter son corps reste la meilleur façon de progresser en se préservant des blessures. ça ne nous empêche pas de repousser nos limites, ça nous permet au contraire de mieux les cerner et travailler en pleine connaissance.

Il faut probablement tirer le meilleur parti de ces deux approches et voir ce qui marche le mieux pour soi.

En attendant, lorsque je retourne dans ma famille,  je cours au bord de la mer, ou sur les chemins de montagnes. Dans ces moments là je sais à quel point ça m’est bénéfique, peu importe le reste.

Bim !, Om̐

Phra Khru Bah, Action Hero Thaï

2 mars 2015
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Boxing for me is meditation. It helps me find peace and stillness. It’s food for my mind, and when my mind is full, I feel free.

Phra Khru Bah Neua Chai Kositto

Rituel du dimanche matin, je reviens du marché, mon petit déjeuner est prêt – porridge avoine pomme banane cannelle, bientôt la recette ! – je fouille dans les rediffusions d’arte pour regarder quelque chose d’intéressant avant de partir à l’entrainement (j’avoue que je me laisse aussi parfois tenter par une rediffusion de Top Chef ou par un épisode de Bob’s Burger…).

Je tombe sur un reportage 360° GEO qui m’intrigue, Le Triangle d’or et les enfants de Bouddha. Phra Khru Bah, un moine bouddhiste, ancien boxeur thaï au très beau palmarès, recueil les enfants pauvres et orphelins de la région pour les éloigner de la drogue. Il les éduque à travers la voie de bouddha et l’enseignement du muay thaï dans son monastère du cheval d’or.

Tout un programme.

Il existe donc vraiment ce personnage ? Pour une fois, je ne me suis pas endormie devant mon documentaire du dimanche matin, trop fascinée que j’étais.

Quelques jours plus tard, je reçois une publication facebook de Sylvie von Duuglas-Ittu concernant Phra Khru Bah (si je ne me trompe pas, celui ci se remet d’une récente attaque cardiaque qui l’a laissé partiellement paralysé) qui contient un autre superbe documentaire à son sujet, Les Enfants Perdus de Bouddha.
Ce dernier est beaucoup plus abouti, il est disponible dans son intégralité sur Viméo.

Je vous laisse découvrir ce personnage qui m’a beaucoup touché et qui a fait se taire pendant un instant l’individu cynique qui sommeille en moi.

Il me faut parfois voir ce genre de chose pour retrouver un sens, une compréhension à l’entrainement. Derrière la violence et la rigueur des arts martiaux, il y a en réalité beaucoup de joie et de plaisir. Plus généralement, il y a de l’espoir.